LE CARNET DE SYLVAIN
Au cœur des émotions
# 1
Janvier 2025
Entrée en matière
Je suis tout excité de vous présenter cette première édition du Carnet de Sylvain, une porte ouverte sur mon univers. Un « aller-vers» numérique mensuel pour échanger avec vous à propos de mes créations, mes projets, mes animations… Un espace libre des contraintes de la « réelle réalité » parfois alourdissante! J’en profiterai même, pour vous y lancer des invitations. Merci d’avoir accepter ce rendez-vous.

Une oeuvre à découvrir – Son doux sourire

Ce poème-tableau illustre la puissance évocatrice de la simplicité. Par le biais d’une image aussi douce qu’intemporelle, il capture l’essence de l’apaisement et de la plénitude. En calmant le passé et nourrissant l’instant, ce sourire devient le point de rencontre entre mémoire et présent, entre blessures apaisées et moments vivifiés. Cette œuvre, à la fois intime et universelle, reflète l’essence même de mes poèmes-tableaux : des fragments d’émotions qui, tels des touches picturales dessinent un portrait intemporel.
Mes poèmes-tableaux : de petites parcelles d’éternité
Ma vie est émaillée de rencontres étonnantes, joyeuses, sulfureuses ou stupéfiantes. J’ai eu, et je continue d’avoir, le privilège de côtoyer des dizaines de milliers de personnes au fil des ans. J’en conserve des souvenirs qui s’amoncellent en fragments d’émotions capturées dans l’instant – qu’il fût bref ou qu’il s’enroule encore à mes jours. Toute mon écriture émerge de ce nid où couvent les sensations.
Le portrait est mon écriture. Et mes poèmes-tableaux n’échappent pas à la règle. Bien qu’ils soient à la croisée de la littérature et des arts visuels, ils se déploient comme des portraits à la fois intimes et universels. Ces œuvres, bien qu’essentiellement littéraires, empruntent au croquis leur capacité à figer l’essence d’un moment, d’un regard ou d’une présence.
Chaque poème-tableau est une fenêtre ouverte. Ils ne représentent pas seulement des visages ou des corps, mais donnent à lire une âme, un instant suspendu.
Rencontre entre poésie et dessin
Mes poèmes-tableaux naissent de l’envie de transcender les limites du langage pour atteindre une forme d’expression hybride. Si la poésie s’appuie sur le rythme et les sonorités, les dessins parlent à travers les traits, les formes et les textures. En combinant ces deux approches, je cherche à créer des œuvres qui interpellent non seulement l’esprit, mais aussi les sens. Ma calligraphie induit un rythme, un état, une vague intérieure.
Un dialogue contemplatif
Mes portraits sont avant tout des échos d’humanité. Le lecteur n’est pas seulement un regardant, mais un acteur : il découvre, ressent, interprète, ajoutant ainsi sa propre couche à l’œuvre. Cette dimension introspective s’accompagne d’une volonté d’universalité : bien que chaque poème-tableau naisse d’une expérience personnelle, il aspire à toucher une corde sensible en chacun.


Mes poèmes-tableaux ne se lisent pas comme des textes classiques. Ils demandent une pause, une respiration. Ils invitent à une lecture contemplative, à une exploration lente et attentive. Le lecteur est appelé à s’arrêter, à observer les nuances, à laisser les mots résonner en lui.
![Un poème-tableau de Sylvain Dodier. [Vendu]](https://i0.wp.com/sylvaindodier.com/wp-content/uploads/2025/01/E5B7C427-CC02-4647-AF10-958E6F883C21IMG_1015.jpeg?resize=739%2C739&ssl=1)
[Vendu]
Parcelles d’éternité
Mes poèmes-tableaux sont plus que des textes ou des images : ce sont des portraits vivants qui se mettent à vibrer dès leur lecture. Des bribes d’éternité tracées avec des mots. Mis bout à bout, mes poèmes-tableaux sont le reflet de ma vision du monde, où les émotions priment et se partagent. Où les visages sont des voyages. À travers mes œuvres et les nombreuses expositions réalisées jusqu’à maintenant, j’espère que chacun se souvienne que l’Autre est notre source et ait envie de plonger dans ses souvenirs pour retrouver un ami, une mère, un étranger croisé sur un quai.
Entre bibliothèque et jardin
“Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu’il vous faut”, disait Cicéron. Là se logent en effet ma vérité et mon bien-être! Ponctuellement, le brouhaha des grandes villes m’est nécessaire, mais je suis à mon mieux retiré dans ma bibliothèque de l’Atelier Auckland, nichée sur la terre ancestrale où je suis né.

Ma bibliothèque, surnommée « l’Aile Ouest » — du temps de ma brève carrière dans le monde de la politique partisane — s’ouvre à l’Est sur une cour intérieure où chantent les oiseaux, et à l’Ouest sur un lac de verdure qui s’étend en vagues tout l’été et où, l’hiver, courent les cerfs à la nuit tombée. C’est mon nid. Niché entre mon passé et mon futur. Ma bibliothèque, c’est l’instant de tous les présents. Là où je crée. Tout. Ma poésie, ma prose, mes animations, mes dessins y prennent forme. Lentement, trop lentement. Bien qu’on m’imagine actif et rapide, je suis d’une lenteur qui me surprendra toujours. Mais, pour être tout à fait honnête, j’avance par bonds. Comme les cerfs, les lièvres et les hermines. Je baguenaude et, tout à coup, je m’élance dans l’action créatrice.
Si le chant de la mésange suffit à me détourner de mon travail, il est aussi le sifflement d’une pensée qui naît. Le vol des corneilles, des outardes ou des hirondelles est aussi ma route vers le mot recherché, le vers à attacher. Avoir sa bibliothèque plantée au milieu d’un jardin de 75 acres, c’est souvent troquer la table de travail pour le bord d’un ruisseau, délaisser la feuille pour la forêt. C’est vivre en rythme décalé avec les jours des autres pour apprivoiser le temps des chats et les aventures des fourmis. La nature me distrait, me concentre et m’émeut. Autant que les mots d’Éluard, de Ménard ou de Georges Jean.
Cachés dans les rayonnages de ma bibliothèque et dans les sentiers de l’Atelier, se trouvent les artefacts qui sécurisent et nourrissent mon imaginaire : une branche devient la baguette magique d’un conte, une pierre le socle d’un poème. J’accumule au même rythme cahiers et bouts de papier, cocottes de pin et plumes de corbeaux tombées du ciel. J’amasse, je rassemble et j’assemble le dissemblable pour en trouver l’essence qui fera voguer mon imaginaire et celui des autres. Pêle-mêle sur ma table : crayons, bouts de papier, coffre à secrets, pierres, lunettes, vieux porte-clés devenu inutile et cahiers. Mon bric-à-brac rassemble des bouts de vie, des taches d’existence où je puise sans relâche pour offrir des « aller-vers ».
J’écris assis, j’écris debout. Je marche en une danse créative qui guide mes mots. Je cours dehors à la première occasion pour accrocher solidement l’idée vers là où je veux la mener. Je la teste avec un petit tour dans la cour intérieure! Ma bibliothèque est mon jardin, l’inverse est tout aussi vrai. J’y vis, j’y musarde, j’y doute, j’y traîne, j’y erre. J’y crée!


Fragments de pensées – Vivre une nouvelle année
2025. La plénitude enlace mon corps en ce début d’année où je franchirai le cap des soixante cinq ans. J’aime vieillir comme j’aime m’élancer, seul, sur une piste de danse jusqu’au bout de la nuit. J’aime vieillir en l’honneur de tous ces amis partis trop tôt. J’aime pouvoir me retourner et ne rien regretter. J’aime vieillir car ma vie est pavée de fabuleuses rencontres. J’aime vieillir car je sais que je ne sais presque rien et que demain sera nouveauté(s). J’ai toujours adoré l’idée d’être un vieux en devenir. Que cette nouvelle année s’enroulant à nos corps soit une occasion fabuleuse de savourer les plaisirs offerts!
Rendez-vous
28 janvier 2025
Frétillant et agile
Centre culturel de l’Université de Sherbrooke

J’aurai l’honneur, après la représentation, d’animer la rencontre avec le chercheur d’histoires Jocelyn Sioui et ses complices de scène. Pour en savoir plus
4 février 2025
Osons la poésie
Collègue Mont Notre-Dame, Sherbrooke

J’aurai le grand bonheur de «poèter » une partie de la journée avec les élèves de la classe de Julie Pouliot.
5 février 2025
Belmont
Centre culturel de l’université de Sherbrooke

Avant la représentation, dès 19h15, j’aurai la joie de recevoir en entrevue la dynamique et chaleureuse Jade Bruneau, idéatrice et metteur en scène du spectacle. À 20 h ce sera la représentation et tout de suite après j’animerai une chaleureuse rencontre avec les artistes. Un rendez-vous «hommage à Diane Dufresne» à ne pas rater! Pour en savoir plus
Découvrez mes prochains événements en visitant la section agenda de mon site

Mes inspirations du moment
Lecture: J’ai été séduit par « Le Gand tilleul », un opuscule poétique pour les enfants que Cécile Gagnon a elle-même illustré, publié dans la collection Petit fleuve chez Soulières éditeur.
Danse: Au cours des derniers mois, le travail du chorégraphe Hervé Koubi m’a particulièrement séduit par sa puissance et sa force évocatrice. Quelle danse ! Vous pouvez le découvrir sur 👉🏻en cliquant ici👈🏻
Merci de me suivre

Merci de vous joindre à cette nouvelle aventure. Ensemble, célébrons l’art, la nature… La vie! N’hésitez pas à me contacter ou à partager cette infolettre avec vos proches.
À bientôt,
